J'écoute : Cotton Eye Joe :D !!!
Je regarde : tant de choses...
Je lis : ce que j'écris
Je joue : à Guitar Hero 3
Je mange : très peu en ce moment
Je bois : beaucoup d'eau
Je cite : "Je veux que tu sois là et ne rien dire"
Je pense : à mon quotidien et ce que je peux en tirer
Je rêve : d'être tout à fait heureux
(mis à jour lundi 14 janvier 2008 à 22:04)

13/11/2006

13/11/06 - 12:31

L'âcre douceur d'un rêve inaccessible

Il y a entre nous une barrière longue de plusieurs années-lumière, communiquant comme des inconnus, mais en sachant certaines choses l’un de l’autre, comme la connaissance d’une autre galaxie. Je n’avais jamais vu une aussi grande barrière, et c’est elle-même qui me fait peur. Et la peur suscite le tremblement, l’inquiétude.
Si un jour tu venais à franchir cette grande cloison, comment pourrais-je réagir à cette intrusion dans mon monde d’un tel ange ? Serais-je hystérique ou bienheureux, stupéfié ou chancelant ? C’est qu’on n’entre pas dans le monde de l’autre sans conséquence. Le reste est la condition de l’instant.
Mais que j’aimerais frôler ta peau d’un mouvement si faible que tu la sentes à peine, tout mon être serait invisible, mes gestes fantômes et seule serait ta lumière la grandeur de mon sourire. Je te regarderais comme un enfant, avec des yeux aussi innocents, car je découvrirais le plaisir de la beauté.
Mais cette barrière te rend si inaccessible, impossible à t’imaginer autrement, comme Saint Jean-Baptiste, voulant m’emmener aux cieux en sa compagnie. Tu m’es tellement inconnu et si proche de l’horizon : on avance vers toi sans te rencontrer. Tu ne représentes que ma peur de l’autre, celui que j’encense. Et je dois subir constamment l’assaut de pensées noires et de spasmes psychiques, qui ne s’en vont jamais.
Que m’as-tu fait, quel est ton envoûtement ? Tu as ceint mon esprit comme un poignet. A toi seul, tu incarnes l’ambivalence : de toute envie naît son contraire, et mon désir devient soudain répulsion. A m’attirer et me refuser, mon être s’écartèle et la douleur provient du ventre, de mes intestins. Ma douleur est viscérale. C’est une âcre douleur qui a surgi le jour où j’ai eu l’audace de rêver de toi.

commentaires

14/11/06 - 10:10

Ah c'est dur d'être amoureux! Mais comme tu l'écris mieux que moi!

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