Car je sais que ta chambre est la fin du séjour
Je viens juste de retrouver un poème, écrit dans un amphithéâtre, un jour de profond ennui. Il s'agit sûrement du dernier poème pour une femme, fin d'un rêve qui s'était évanoui dans le plaisir de la chair masculine. Le voici.
Car je sais que ta chambre est la fin du séjour.
Toi, mon cœur, ma catin, sur ton lit dérangé,
Et dans tes profondeurs, je te ferai l’amour ;
Ta senteur vaginale à ma langue échangées.
Je veux me perdre dans ta forêt d’arbres sombres
Que le feu des bougies rend rousse et éclatante…
Un plaisir incertain se cache dans les ombres :
Douces ombres je viens par ma lèvre tremblante,
Et qu’un poison blanc qui arrive à tant souiller ;
La pluie de jouissance en ce bas monde hostile.
Mon être étreint ta geôle et ses parois mouillées,
Je suis ta Clé, Amour, Catin, Toi, si fébrile.
Mais que m’as-tu volé ? Tendre virginité,
Ma tendre inspiration, dans un cri s’est perdue.
Et d’un regard ardent, toute l’intensité ;
L’inutile vers à un barreau s’est pendu.